Discours de Antoine Michon | Ambassadeur de France en Haiti
Mesdames et Messieurs,
Mesdames et Messieurs les journalistes,
Chers partenaires,
Merci d’être ici, aux Cayes, pour un moment important : le lancement de la Fabrique des arts, dans le cadre du programme Tanbou.
Je vais le dire simplement : ce que nous lançons aujourd’hui, ce n’est pas seulement un projet culturel. C’est un signal.
Un signal que, même dans un contexte difficile,
la culture continue d’avancer, de créer, de rassembler.
La Fabrique des arts, c’est d’abord une conviction :
la culture est essentielle.
Essentielle pour la jeunesse.
Essentielle pour le lien social.
Essentielle pour faire société.
Et ici, en Haïti, cette conviction a une résonance particulière.
Parce que la création artistique est partout.
Parce que les talents sont là.
Parce que la culture est une force.
Mais encore faut-il lui donner des moyens.
C’est tout le sens du programme Tanbou, soutenu par la France à travers l’Agence Française de Développement : accompagner les industries culturelles et créatives, et leur permettre de se structurer, de se professionnaliser, de se projeter.
Ce projet, nous ne l’avons pas conçu seuls.
Il est le fruit d’un travail collectif, avec les acteurs haïtiens — artistes, institutions, société civile.
Et surtout, nous l’avons adapté.
Adapté à la réalité du terrain.
Face aux contraintes, nous avons fait un choix :
ne pas ralentir — mais transformer.
Transformer en imaginant une Fabrique des arts plus mobile, plus souple, plus accessible.
Une scène démontable, capable d’aller là où sont les publics.
Une Fabrique qui circule, qui vit, qui s’ancre dans les territoires.
C’est cela, l’esprit de Tanbou :
une culture qui se déploie, qui rencontre, qui rassemble.
La Fabrique des arts, c’est aussi un symbole.
Un symbole de partenariat entre la France et Haïti.
Un symbole de confiance dans les artistes haïtiens.
Et un symbole d’une conviction très claire :
la culture est un levier de développement, autant qu’un espace de liberté.
Ce soir, vous verrez concrètement ce que cela signifie.
Des artistes, des disciplines, des générations qui se rencontrent.
Des traditions qui dialoguent avec la modernité.
C’est cette énergie que nous voulons soutenir.
Alors oui, dans un monde incertain,
nous faisons un choix simple :
continuer à investir dans la culture.
Parce qu’investir dans la culture,
c’est investir dans l’avenir.
Je forme le vœu que cette Fabrique des arts devienne ici, aux Cayes,
un lieu vivant, ouvert, accessible à toutes et à tous —
un lieu où l’on crée, où l’on partage, où l’on espère.
Je vous remercie..
